ZAGORA :
Le nom de Zagora vient du berbère Tazagourt, dont le pluriel, Tizougar, désigne les deux sommets voisins appelés en arabe djebelaïn. De ce piton
rocheux, on a une fort belle vue sur la
vallée du Drâa.
L’Oasis de Zagora fut la base de
départ des Almoravides, qui
conquirent ensuite Sijilmassa (à côté de Rissani), puis le Souss, pour
finalement fonder leur capitale à Marrakech. C’est de là aussi que
partirent les Sâadiens, au XVI° siècle.
Elle fut de tout temps un centre caravanier, le point de départ des grands convois trans-sahariens, comme le rappelle la pancarte peinte, sans doute la vue la plus photographiée à Zagora.
Comme d’autres villes du Sud, la ville elle-même fut fondée par les Français, au temps du protectorat. C’est une grande bourgade administrative, calme et agréable, dont l’attrait principal est d’être « au bout de la route ». C’est la fin de la vallée du Drâa, et pour aller plus au Sud, il faut au bout de peu de kilomètres prendre la piste pour traverser les étendues désertiques et pierreuses.
Plus à l’est se trouvent les dunes de Merzouga, et le fameux erg Chebbi. Il y a peu à voir à Zagora même, beaucoup aux alentours.
Mais la grande aventure c’est le trajet Ouarzazate / Zagora toute au long de la vallée de Draa ; cette route continue le long du fleuve le plus long du Maroc. Sur la route et au départ du village d’Agdz jusqu’à Zagora, le paysage est une vraie Oasis ininterrompue et étroite.
La vallée est un superbe jardin où figuiers et grenadiers se côtoient et où le palmier domine. Durant le trajet, des habitations se succèdent sous forme de Ksours, ce sont des maisons familiales collectives et dont l’architecture est typique à la région.






